Ringuette Canada met à jour sa politique d’inclusion des transgenres

Sur la base de la recommandation unanime d’un groupe d’experts, le conseil d’administration de Ringuette Canada a mis à jour la politique d’inclusion des personnes transgenres afin de combler les lacunes qui excluaient les joueur∙euse∙s qui s’identifient comme des garçons ou hommes transgenres ou des personnes non binaires.  

Dans certaines provinces, il n’existe aucun programme pour les participant∙e∙s qui s’identifient comme étant dans la catégorie de genre masculin ou non binaire (c’est-à-dire une personne dont l’identité de genre n’est ni exclusivement masculine, ni exclusivement féminine). En vertu de la politique précédente, les joueur∙euse∙s devaient participer dans la catégorie de genre dans laquelle iel(s) s’identifiaient (c’est-à-dire qu’un garçon ou homme transgenre devait jouer dans une division masculine seulement ou mixte). Cette situation a obligé certains participant∙e∙s à quitter la ringuette avant qu’iel(s) ne le souhaitent (voir l’histoire de Robin ci-dessous). 


Robin est un athlète masculin transgenre. Avant d’assumer pleinement son identité de genre, il a commencé à jouer à la ringuette à l’âge de 6 ans dans une équipe de filles. Il est immédiatement tombé amoureux de ce sport. À 13 ans, il a pleinement compris son identité de genre en tant que garçon et a commencé à la partager avec d’autres personnes dans sa vie, ce qui était à la fois excitant et effrayant. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est l’impact que cela aurait sur sa capacité à continuer à jouer à la ringuette avec des coéquipières qui étaient devenues des amies proches. En vertu de l’ancienne politique, Robin devait maintenant jouer dans une équipe de garçons pour correspondre à son identité de genre. Malheureusement, il n’y avait pas de programme de ringuette pour les garçons dans sa région et, à sa grande déception, il a dû abandonner la ringuette. 


Ringuette Canada travaille avec les associations provinciales pour combler cette lacune dans la programmation. Consciente qu’il faudra du temps pour concevoir et mettre en œuvre une solution durable, Ringuette Canada prend des mesures dès maintenant pour modifier la politique afin de permettre aux transathlètes de jouer dans une équipe qui correspond soit à leur identité de genre, soit dans la catégorie de sexe qui leur a été assigné à la naissance.


Un∙e athlète à qui on a assigné la catégorie de sexe féminin à la naissance, et qui s’identifie maintenant comme un garçon ou un homme, peut choisir entre deux options : 1) rester dans son équipe actuelle dans une ligue féminine, ou 2) choisir de jouer dans une ligue masculine ou mixte, si cette option est disponible dans sa communauté. La politique renouvelée rend également les options plus explicites pour les joueur∙euse∙s non binaires qui peuvent participer à une équipe de leur choix (masculine, féminine ou mixte). 


Nous reconnaissons en outre l’importance de l’éducation pour toutes les personnes impliquées dans notre sport afin qu’ensemble, nous puissions créer un endroit vraiment sûr, accueillant et inclusif pour que chacun puisse profiter de la ringuette. Cette approche est tout à fait conforme à nos valeurs fondamentales qui mettent l’accent sur l’équité, la diversité et l’inclusion. 

En collaboration avec les organismes provinciaux de ringuette, nous nous sommes engagés à élaborer du matériel éducatif sur l’intégration des transgenres ainsi qu’une série de guides et d’outils pratiques (par exemple, un document d’orientation sur la collecte et l’utilisation des données sur la catégorie de genre, des lignes directrices sur les vestiaires) afin d’encourager une approche cohérente dans tout le pays. 

Notre politique est entièrement conforme à créer des environnements inclusifs pour les participantes transgenres dans le sport canadien (voir Créer des environnements inclusifs pour les participants transgenres dans le sport canadien) un document novateur élaboré par le Centre canadien pour l’éthique dans le sport en consultation avec un groupe de travail d’experts. Ringuette Canada continue de suivre l’évolution de la situation au Canada et à l’étranger et examinera et/ou révisera sa politique au besoin. 

Les membres du groupe d’experts étaient les suivants :

  • David Master (il/lui), avocat et membre du conseil d’administration de Ringuette Canada (président du groupe d’experts)
  • Steven Indig (il/lui), avocat et partenaire à Sport Law 
  • Natasha Johnston (elle/elle), directrice générale de Ringuette Canada
  • Mike Taylor (il/lui), membre du conseil d’administration de Ringuette Canada
  • Darrell Liebrecht (il/lui), membre du conseil d’administration de Ringuette Canada
  • Pamela Julian (elle/elle), directrice administrative de Ringuette Ontario
  • Nicole Robb (elle/elle), directrice administrative de Ringuette Colombie-Britannique     
  • Kai Scott (il/lui), président et stratège en matière de genre chez TransFocus Inc.
  • Jillian Black (elle/elle), représentante du Centre canadien pour l’éthique dans le sport

Vous pouvez trouver plus d’informations ici. D’autres ressources seront affichées sur le site Web de Ringuette Canada dès qu’elles seront disponibles. 

Important de noter

Tout au long de cette publication, vous remarquez des éléments de langage qui vous sont peut-être inconnus, tels que l’utilisation de la double flexion partielle (participant·e·s) et des alternatives neutres. Par exemple, le pronom neutre « iel(s) » peut remplacer les pronoms « il(s) » et « elle(s) », et le pronom démonstratif neutre « celleux » remplace les pronoms « ceux » et « celles ». Ces stratégies sont employées afin de rendre la langue aussi neutre et inclusive que possible lorsque nous nous référons de manière générale à des personnes. La recherche de pratiques linguistiques neutres et inclusives nécessite le développement de pratiques novatrices en français, dont la grammaire est très marquée par la binarité du genre.

 

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